Il y a des moments dans la vie où l’on se demande sincèrement : « Qu’est-ce que je fais mal ? », alors que tout est en place !
On travaille.
On apprend.
On crée.
On se forme.
On communique.
Et pourtant, les résultats ne sont pas à la hauteur de l’énergie que l’on investit.
C’est exactement ce que j’ai vécu.
J’avais créé mon site internet. J’avais imaginé et construit mes programmes d’accompagnement autour du bien-être. J’avais écrit mon livre, Un voyage au-delà des frontières. J’étais très présente sur les réseaux sociaux. Ma créativité était au maximum.
Sur le papier, tout était là.
Et pourtant, j’avais parfois l’impression d’avoir construit un magnifique château… mais que personne n’y entrait.
Alors je me suis posé beaucoup de questions.
Est-ce que je ne savais pas communiquer ?
Est-ce que mon message n’était pas suffisamment clair ?
Est-ce que mes offres n’étaient pas assez bonnes ?
Est-ce que je n’étais finalement pas suffisamment compétente ou légitime ?
J’ai cherché la réponse à l’extérieur.
Puis j’ai compris qu’elle était ailleurs.
Le véritable frein n’était pas ce que je faisais
Avec le recul, je me rends compte que je pouvais mettre toute l’énergie du monde dans ma communication, créer encore plus de contenu, perfectionner mon site ou développer de nouveaux programmes…
Mais une partie de moi avait encore peur.
Peur de ne pas réussir.
Peur d’être jugée.
Peur d’être trop visible.
Peur de déranger.
Peur de ne pas être suffisamment légitime.
Et surtout, je portais encore certains conditionnements inconscients.
Ces petites voix intérieures qui nous disent de rester raisonnable, de ne pas trop prendre de place, de ne pas trop nous montrer, de ne pas faire de vagues.
On peut avoir énormément de compétences et être extrêmement créatif… tout en se mettant inconsciemment des limites.
C’est là que j’ai compris quelque chose d’essentiel :
Le problème n’est pas toujours ce que nous faisons. Parfois, c’est ce que nous nous autorisons à être.
Trois années pour comprendre
Notre expatriation aux États-Unis aura bientôt trois ans.
Trois années qui m’ont profondément transformée.
Lorsque l’on change de pays, on perd beaucoup de ses repères : la langue, les habitudes, les codes sociaux, les relations, parfois même une partie de son identité.
Mais cette période m’a également obligée à regarder davantage à l’intérieur.
J’ai eu besoin de temps pour comprendre mes mécanismes, mes peurs, mes croyances et tous ces schémas que l’on peut porter pendant des années sans même en avoir conscience.
Je pensais parfois devoir devenir « meilleure ».
Aujourd’hui, je crois davantage qu’il fallait surtout que je m’autorise à être moi-même.
Sans chercher constamment à être validée.
Sans essayer de plaire à tout le monde.
Sans avoir besoin de démontrer ma valeur.
Et puis quelque chose a changé
Petit à petit, j’ai commencé à lâcher certains de ces conditionnements.
Je me suis moins préoccupée de ce que les autres pouvaient penser.
J’ai arrêté de vouloir tout contrôler.
J’ai accepté l’idée que mon message ne parlerait pas à tout le monde.
Et surtout, j’ai commencé à me sentir plus libre d’être visible.
C’est assez étonnant parce que c’est précisément à cette période que les choses ont commencé à bouger.
J’ai été contactée par une maison d’édition pour mon livre.
Mon manuscrit a été présenté au comité de lecture.
Et il a été retenu.
Bien sûr, je ne veux pas dire que tout cela est arrivé simplement parce que j’ai « lâché prise ». Il y a eu du travail, de la persévérance, de la création et des années d’apprentissage.
Mais je crois qu’une chose essentielle avait changé :
je ne portais plus la même énergie derrière ce que je faisais.
Je créais moins pour prouver.
Je créais davantage pour transmettre.
Et si la vraie légitimité était intérieure ?
Nous cherchons souvent notre légitimité à l’extérieur.
Un diplôme supplémentaire.
Une certification.
Un nombre d’abonnés.
Des témoignages.
La reconnaissance des autres.
Pourtant, on peut accumuler les preuves et continuer à douter de soi.
La véritable transformation commence peut-être lorsque l’on cesse de demander :
« Suis-je suffisamment bien pour être légitime ? »
Et que l’on commence à se demander :
« Est-ce que je m’autorise simplement à prendre ma place ? »
Parce que nous n’avons pas besoin de plaire à tout le monde.
Certaines personnes ne comprendront pas notre chemin.
Certaines critiqueront.
Certaines seront même dérangées par notre évolution.
Mais leur réaction ne signifie pas nécessairement que nous faisons quelque chose de mal.
Parfois, notre liberté vient simplement toucher chez l’autre quelque chose qu’il n’a pas encore osé regarder.
Plus je me détends, plus les choses avancent
C’est probablement l’une des grandes leçons que je retiens de ces dernières années.
J’ai longtemps pensé que pour obtenir davantage de résultats, il fallait faire davantage.
Plus de contenu.
Plus d’idées.
Plus d’actions.
Plus d’efforts.
Aujourd’hui, je vois les choses différemment.
Bien sûr qu’il faut agir.
Bien sûr qu’il faut travailler et persévérer.
Mais il faut aussi savoir quand arrêter de pousser.
Faire sa part.
Créer.
Transmettre.
Oser.
Puis laisser de l’espace à ce qui doit arriver.
Est-ce du lâcher-prise ?
Peut-être.
Pour moi, c’est surtout une forme de confiance.
La confiance de savoir que je n’ai pas besoin de tout contrôler pour que quelque chose de beau puisse se construire.
Et si vous étiez déjà suffisamment ?
Peut-être que vous aussi, vous êtes dans cette période où vous faites énormément d’efforts sans comprendre pourquoi les choses ne prennent pas la direction espérée.
Peut-être que vous cherchez encore la bonne stratégie.
Le bon outil.
La bonne formation.
La bonne manière de communiquer.
Et peut-être qu’une partie de la réponse se trouve ailleurs.
Peut-être qu’il ne vous manque pas une compétence.
Peut-être qu’il vous manque simplement l’autorisation d’être pleinement vous-même.
De prendre votre place.
D’être visible.
De faire différemment.
De ne pas être compris par tout le monde.
De ne pas avoir toutes les réponses.
Et surtout, de ne plus attendre d’être parfaitement prêt pour commencer à vivre la version de vous-même que vous êtes en train de devenir.
Parce qu’au fond, je crois que nous ne sommes pas toujours bloqués par ce que nous ne savons pas faire.
Nous sommes parfois bloqués par ce que nous n’osons pas encore nous autoriser à être.
Et lorsque la pression diminue, que la peur laisse un peu plus de place à la confiance…
Les portes que l’on essayait désespérément de pousser peuvent parfois commencer à s’ouvrir toutes seules.
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